La secte de scientologie pourra continuer ses activités alors même qu'elle a été reconnue coupable d'escroquerie en bande organisée.
Nicolas Sarkozy a encore une fois remis en cause la laïcité en France. En déclarant publiquement à l'occasion de la visite en France de Barak Obama, son opposition à la loi de 2004 sur l'interdiction du port du voile à l'école, Nicolas Sarkozy confirme son projet de destruction de la laïcité.
Les procès contre la secte de scientologie en 2009
Le régime de Nicolas Sarkozy est définitivement sorti du jeu démocratique. Je l'écris avec toute la gravité que cela impose, nous ne sommes plus dans un régime démocratique.
Au bout de deux ans seulement de présidence Sarkozy, la France est dans un état exsangue.
Fidèle à sa mécanique démagogique, le président de la République Nicolas Sarkozy défie une nouvelle fois les limites de l'intelligence.
A force de glisser, nous y sommes. Le néo-libéralisme de Sarkozy a entrainé, presque mécaniquement, ce que l'on peut maintenant appeler néo-fascisme.
Et que dire de tant de collision avec un homme comme Gianfranco FINI, le leader du parti neo-fasciste italien qui revendique haut et fort l'héritage de Mussolini.
Le mouvement social de 2009 n'est pas un mouvement comme les autres. Il cumule des caractéristiques fortes et multiples.



Très forte mobilisation pour ce premier rendez-vous du mouvement social de 2009. Entre 1 million et 2,5 millions de manifestants ont foulé le pavé ce jeudi 29 janvier 2009 pour dénoncer la politique pro-patronale de Nicolas Sarkozy.
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Le regime sarkozyste poursuit la stigmatisation du mouvement social. Que ce soit par les rapprochements très médiatiques entre des militants d'extrème gauche et des terroristes à l'occasion des arrestations de Tarnac ou par la mise à l'index des organisations syndicales de la gare Saint-Lazare, Nicolas Sarkozy et ses sbires accentuent les attaques contre le mouvement social.
La résistance au régime de droite extrème de Sarkozy s'affiche dans la rue (ci-dessus, affiche qui a fleuri en décembre 2008).
La directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, a déclaré au journal VSD "Les sectes sont un non-problème". Affirmation qu'elle a complétée par un soutien clair et appuyé à la scientologie.
Nicolas SARKOZY s'attaque à la laïcité. Les discours de Latran et d'Arabie Saoudite ont permis au chef de l'Etat de proclamer au monde entier sa volonté de restaurer la place de la religion au centre de la société française.
L'inconsistance de Nicolas Sarkozy éclate au grand jour.
Nicolas Sarkozy est bien devenu l'image de lui-même. Nicolas Sarkozy n'existe pas, il ne s'agit que d'une très artificielle construction médiatique, machine d'une théorie de communication politique.
Ca y est, Nicolas Sarkozy déroule son programme de droite extrème, anti-laïc !
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Jamais l'expression "QUI SEME LA MISERE RECOLTE LA COLERE" n'a eu autant de sens.
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Le mouvement social de novembre 2007 est finalement la seule riposte face à la politique de Nicolas Sarkozy depuis son élection en mai.
La politique du président de la République apparaît totalement obséder par l'immigration.
Mais surtout, alors que pendant la campagne présidentielle 2007, l'UMP de Nicolas Sarkozy proclamait draguer le FN pour ramener dans le droit chemin des électeurs à la dérive, la réalité présente une véritable application des thèses du FN.
Une nouvelle rafle d'immigrés s'est déroulée mercredi 20 juin dans le 20e arrondissement de Paris. Les habitants se sont rassemblés spontanément pour protester et ont été dispersées à coups de bombes lacrymogènes par les forces de police. Elle, est pas belle la France en Sarkozyland, non ?
Tout le monde se réjouit du score historiquement faible du Front National aux élections législatives de 2007. C'est un fait heureux bien sûr.
SARKOZY prépare les législatives, c'est entendu. Le premier gouvernement FILLON a pour objectif de tuer dans l'oeuf le mouvement de BAYROU. Faire cette fantastique ouverture et constituer une équipe rassemblant la droite extrème, le centre et la gauche.
Premier ministre François Fillon, UMP, 53 ans. Ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable Alain Juppé, UMP, 61 ans. Ministre de l'économie, des finances et de l'emploi Jean-Louis Borloo, Parti radical, 56 ans. Ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités locales Michèle Alliot-Marie, UMP, 60 ans. Ministre des affaires étrangères et européennes Bernard Kouchner, Parti socialiste, 67 ans. Ministre de l'immigration , de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement Brice Hortefeux, UMP, 49 ans. Ministre de la justice Rachida Dati, UMP, 41 ans. Ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité Xavier Bertrand, UMP, 42 ans. Ministre de l'éducation nationale Xavier Darcos, UMP, 59 ans. Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche Valérie Pecresse, UMP, 39 ans Ministre de la défense Hervé Morin, UDF-majorité présidentielle, 45 ans. Ministre de la santé, de la jeunesse et des sports Roselyne Bachelot, UMP, 60 ans. Ministre du logement et de la ville Christine Boutin, UMP, 63 ans. Ministre de l'agriculture et de la pêche Christine Lagarde, 51 ans. Ministre de la culture et de la communication, porte-parole du gouvernement Christine Albanel, 51 ans. Ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique Eric Woerth, UMP, 51 ans. Secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, auprès du premier ministre Roger Karoutchi, UMP, 55 ans. Secrétaire d'Etat à la prospective et évaluation des politiques publiques, auprès du premier ministre Eric Besson, ex-PS, 49 ans. Secrétaire d'Etat aux transports, auprès du ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable Dominique Bussereau, UMP, 54 ans. Secrétaire d'Etat aux affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes Jean-Pierre Jouyet, 53 ans. Hors gouvernement Martin Hirsch, 43 ans, président d'Emmaüs-France, est nommé haut commissaire aux solidarités actives contre les pauvretés.
Moins d'une semaine après l'élection de notre "Duce des cons", la gauche semble aveugle au mouvement anti-sarko et reprend son éternelle séquence de la division en clans et courants au service de tel ou tel leader.
Nicolas Sarkozy a été élu avec 53% des voix. Il n'y a pas à revenir la-dessus. Et personne ne conteste ce fait.
Une nouvelle opération policière ultra-violente contre des immigrés a eu lieu lundi 16 avril à Aubervilliers, en Saine-Saint-Denis.
Quelle extraordinaire chance les candidats sécuritaires, Sarkozy et Le Pen, ont eu de voir les incidents violents de mardi 27 mars émerger dans la campagne !
Le dernier communiqué du FSU est affligeant. La police a mis en garde à vue une institutrice qui avait protesté contre l'arrestation de parents venant chercher leur enfant à l'école.
Nicolas Sarkozy franchit peu à peu les étapes de l'acceptation entière du discours de Le Pen. Je reprends la même phrase car Nicola Sarkozy poursuit sa stratégie de lepenisation de la société française.
Nicolas Sarkozy franchit peu à peu les étapes de l'acceptation entière du discours de Le Pen.
Bien sûr, personne ne peut croire que Nicolas Sarkozy utilise à des fins personnelles tous les moyens de l'Etat que sa fonction de Ministre de l'Intérieur lui confère.
Malgré tous les efforts de Nicolas pour apparaître comme la seule voie possible pour la droite, d'autres options se présentent aux électeurs de droite.
Le discours d'investiture de Sarkozy prononcé le 14 janvier a été grandiose. Seul sur une scène immense composée de trois plateaux bleus, blancs, rouges, Sarkozy a fait pendant près de 2 heures son show nationaliste et populiste.
Enfin, sa dernière envolée, "Vive la Patrie", qui étonnament ne fait pas partie de la retranscription diffusée sur le site de l'UMP finit de donner la couleur ultra droite à ce programme qui n'est plus "REVOLUTION NATIONALE", mais "RENAISSANCE NATIONALE".
Nicolas Sarkozy vient d'exposer toute l'ambition de sa politique : faire revivre une politique vichysoise.
Nicolas Sarkozy persiste et signe. Il dérape. Mais ces dérapages répétés semblent bien participer à une stratégie bien précise et ne sont pas sans rappeler les dérapages et autres détails de son maître, LE PEN.
Sarkozy a lancé sa campagne sur un des thèmes favoris de la droite néolibérale en participant à l'université d'été du MEDEF. S'attaquer au code du travail pour en éliminer toutes les mesures de défense des travailleurs.
Sarkozy est resté au gouvernement. Il se sent bien dans la République des Clearstream Boys.

La motion de censure votée par la gauche et l'UDF a été mise en échec par la majorité UMP ce 16 mai 2006 à l'Assemblée Nationale. Une majorité UMP unie comme un seul homme derrière son Premier Ministre et le président de la République. Sarkozy a choisi la solidarité totale envers toute la Chiraquie. Sarkozy reprend à son compte les pratiques mafieuses du pouvoir chiraquien.
Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin et Jacques Chirac ont trouvé la manière de se sortir de l'imbroglio politico-financier Clearstream. Tout faire pour éviter de parler du fond de l'affaire : les rétro-commisions, leurs bénéficiaires et le compte de Chirac au Japon.
Jusqu'où va aller l'affaire clearstream ?
Si la gauche avait le courage de lancer un vaste mouvement de protestation
demandant la démission de l'ensemble du gouvernement et du président de la République Jacques Chirac, les choses pourraient peut-être bouger.
La situation est idéale pour faire de la politique et pas de la gestion.
Or il semble que la gauche soit définitivement passée dans le
clan des gestionnaires et non plus des ... hommes et femmes de
bonne volonté !
L'affaire "Clearstream Sarkozy" illustre à merveille la déchéance complète de la Veme République rendue débile sous l'effet du quinquennat. Le régime est plus que jamais complètement soumis aux batailles personnelles pour l'élection présidentielle. La chambre des députés ne devenant plus qu'un organe d'enregistrement. La séquence du CPE a démontré une nouvelle fois cette vacuité du pouvoir parlementaire. L'affaire "Clearstream Sarkozy" achèvera de persuader les derniers défenseurs d'un régime au bord du grouffre.
Toutefois ce pitoyable scandale permet de faire sortir de l'ombre l'affaire Cleastream, qui a elle seule est beaucoup scandaleuse que la petite carrière de Monsieur Sarkozy. Car un point étonnant est remarquable dans cet épisode Sarkozy. Le seul fait d'avoir un compte chez Clearstream, société luxembourgeoise tout à fait légale, porte préjudice à un homme politique. Mais qu'y a-t-il de si scandaleux chez Clearstream ? Et bien justement, Clearstream en soi, ou plutôt la dérive de son fonctionnement, qui en fait une officine de la Mafia internationnale !
Le dialogue social est rompu, M. De Villepin ne semble pas très doué pour cet exercice. Quelle farce ! Bonne, mais désespérante.

Alors qu'il commentait
les récents propos d'Alain Finkielkraut, Nicolas Sarkozy déclarait dans une interview "Lui ne se croit pas obligé de défendre cette pensée unique qui n'a eu comme seul résultat de porter le Front national à 24 %" !
Nicolas Sarkozy, lui, sait très bien en effet, comment éviter que le Front National de Jean-Marie Le Pen gagne encore des voix. Simple, devenir le Front National ! Le Front National Nicolas Sarkozy. Reprendre les mêmes idées, exploiter de la même façon, la xénophobie, le rejet de l'autre et la peur. Que ces idées soient portées par le FN ou l'UMP ne changent rien à leur caractère détestable et dangeureux pour la République.
La mise en place d'un régime ultra-autoritaire et xénophobe par Nicolas Sarkozy gagne chaque jour un peu plus de terrain. Les charters en groupe, l'état d'urgence, la préférence étrangère pour la répression construisent une société communautariste où seule l'appartenance à tel ou tel groupe éthnique détermine les droits et les devoirs. Blancs bien nés, riez, pauvres banlieusards, pleurez, vous allez payer toute votre vie votre mauvaise naissance. N'en déplaise à la nouvelle intelligensia sarkozyste des SarkoKraut-d'Encausse and Co, ce projet-là ne fait pas l'unanimité, ni à gauche, ni à droite.
Regardons et agissons, Nicolas Sarkozy installe un régime d'extrème droite en France.
Ces mesures gouvernementales dépassent l'entendement. Même s'il s'agit de rassurer le bon bourgeois qui n'a jamais vu la banlieue de sa vie, ces mesures mettent en jeu la République. Et Sarkozy n'a aucun droit à jouer avec la République pour sa petite carrière ridicule.
Nicolas Sarkozy choisit le durcissement sans bornes. Sarkozy persiste et signe. Il continue d'alimenter la machine infernale et surenchérit dans la provocation.

Publication au JORF du 7 avril 1955
Loi n°55-385 du 3 avril 1955
Loi instituant un état d'urgence et en déclarant l'application en Algérie.
version consolidée au 16 juin 2000 - version JO initiale
L'Assemblée nationale et le Conseil de la République ont délibéré,
L'Assemblée nationale a adopté,
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :
TITRE Ier. Article 1
L'état d'urgence peut être déclaré sur tout ou partie du territoire métropolitain, de l'Algérie, ou des départements d'outre-mer, soit en cas de péril imminent résultant d'atteintes graves à l'ordre public, soit en cas d'événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique.
Article 2 Modifié par Ordonnance n°60-372 du 15 avril 1960 art. 1 (JORF 17 avril 1960).
L'état d'urgence est déclaré par décret en Conseil des ministres. Ce décret détermine la ou les circonscriptions territoriales à l'intérieur desquelles il entre en vigueur.
Dans la limite de ces circonscriptions, les zones où l'état d'urgence recevra application seront fixées par décret.
La prorogation de l'état d'urgence au-delà de douze jours ne peut être autorisée que par la loi.
Article 3 Modifié par Ordonnance n°60-372 du 15 avril 1960 art. 1 (JORF 17 avril 1960).
La loi autorisant la prorogation au-delà de douze jours de l'état d'urgence fixe sa durée définitive.
Article 4 Modifié par Ordonnance n°60-372 du 15 avril 1960 art. 1 (JORF 17 avril 1960).
La loi portant prorogation de l'état d'urgence est caduque à l'issue d'un délai de quinze jours francs suivant la date de démission du Gouvernement ou de dissolution de l'Assemblée nationale.
Article 5
La déclaration de l'état d'urgence donne pouvoir au préfet dont le département se trouve en tout ou partie compris dans une circonscription prévue à l'article 2 :
1° D'interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par arrêté ;
2° D'instituer, par arrêté, des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé ;
3° D'interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l'action des pouvoirs publics.
Article 6 Modifié par Loi n°55-1080 du 7 août 1955 art. 3 (JORF 14 août 1955).
Le ministre de l'intérieur dans tous les cas et, en Algérie, le gouverneur général peuvent prononcer l'assignation à résidence dans une circonscription territoriale ou une localité déterminée de toute personne résidant dans la zone fixée par le décret visé à l'article 2 dont l'activité s'avère dangereuse pour la sécurité et l'ordre publics des circonscriptions territoriales visées audit article.
L'assignation à résidence doit permettre à ceux qui en sont l'objet de résider dans une agglomération ou à proximité immédiate d'une agglomération.
En aucun cas, l'assignation à résidence ne pourra avoir pour effet la création de camps où seraient détenues les personnes visées à l'alinéa précédent.
L'autorité administrative devra prendre toutes dispositions pour assurer la subsistance des personnes astreintes à résidence ainsi que celle de leur famille.
Article 7 Modifié par Loi n°80-514 du 7 juillet 1980 art. unique (JORF 9 juillet 1980).
Toute personne ayant fait l'objet d'une des mesures prises en application de l'article 5 (3°), ou de l'article 6 peut demander le retrait de cette mesure. Sa demande est soumise à une commission consultative comprenant des délégués du Conseil général désignés par ce dernier et comportant, en Algérie, la représentation paritaire d'élus des deux collèges.
La composition, le mode de désignation et les conditions de fonctionnement de la commission seront fixés par un décret en Conseil d'Etat.
Les mêmes personnes peuvent former un recours pour excès de pouvoir contre la décision visée à l'alinéa 1er ci-dessus devant le tribunal administratif compétent. Celui-ci devra statuer dans le mois du recours. En cas d'appel, la décision du Conseil d'Etat devra, intervenir dans les trois mois de l'appel.
Faute par les juridictions ci-dessus d'avoir statué dans les délais fixés par l'alinéa précédent, les mesures prises en application de l'article 5 (3°) ou de l'article 6 cesseront de recevoir exécution.
Article 8
Le ministre de l'intérieur, pour l'ensemble du territoire où est institué l'état d'urgence, le gouvernement général pour l'Algérie et le préfet, dans le département, peuvent ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacles, débits de boissons et lieux de réunion de toute nature dans les zones déterminées par le décret prévu à l'article 2.
Peuvent être également interdites, à titre général ou particulier, les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre.
Article 9
Les autorités désignées à l'article 6 peuvent ordonner la remise des armes de première, quatrième et cinquième catégories définies par le décret du 18 avril 1939.
Les armes de la cinquième catégorie remises en vertu des dispositions qui précèdent donneront lieu à récépissé. Toutes dispositions seront prises pour qu'elles soient rendues à leur propriétaire en l'état où elles étaient lors de leur dépôt.
Article 10
La déclaration de l'état d'urgence s'ajoute aux cas visés à l'arrêté article 1er de la loi du 11 juillet 1938 sur l'organisation générale de la nation en temps de guerre pour la mise à exécution de tout ou partie des dispositions de ladite loi en vue de pourvoir aux besoins résultant de circonstances prévues à l'article 1er.
Article 11 Modifié par Ordonnance n°60-372 du 15 avril 1960 art. 1 (JORF 17 avril 1960).
Le décret déclarant ou la loi prorogeant l'état d'urgence peuvent, par une disposition expresse :
1° Conférer aux autorités administratives visées à l'article 8 le pouvoir d'ordonner des perquisitions à domicile de jour et de nuit ;
2° Habiliter les mêmes autorités à prendre toutes mesures pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature ainsi que celui des émissions radiophoniques, des projections ciné-matographiques et des représentations théâtrales.
Les dispositions du paragraphe 1° du présent article ne sont applicables que dans les zones fixées par le décret prévu à l'article 2 ci-dessus.
Article 12 Modifié par Loi n°2000-516 du 15 juin 2000 art. 83 (JORF 16 juin 2000).
Lorsque l'état d'urgence est institué, dans tout ou partie d'un département, un décret pris sur le rapport du garde des sceaux, ministre de la justice, et du ministre de la défense nationale peut autoriser la juridiction militaire à se saisir de crimes, ainsi que des délits qui leur sont connexes, relevant de la cour d'assises de ce département.
La juridiction de droit commun reste saisie tant que l'autorité militaire ne revendique pas la poursuite et, dans tous les cas, jusqu'à l'ordonnance prévue à l'article 133 du code d'instruction criminelle (1). Si, postérieurement à cette ordonnance, l'autorité militaire compétente pour saisir la juridiction militaire revendique cette poursuite, la procédure se trouve, nonobstant les dispositions de l'article 24, dernier alinéa, du code de justice militaire, portée de plein droit devant la chambre des mises en accusation prévue par l'article 68 du code de la justice militaire, lorsque la chambre de l'instruction saisie n'a pas encore rendu son arrêt, soi t devant la juridiction militaire compétente ratione loci lorsqu'un arrêt de renvoi a été rendu. Dans ce dernier cas, les dispositions de l'alinéa ci-après sont applicables, et il n'y a pas lieu pour la Cour de cassation de statuer avant le jugement sur les pourvois qui ont pu être formés contre cet arrêté. Le tribunal militaire est constitué et statue, dans les conditions fixées aux deux derniers alinéas de l'article 10 du code de la justice militaire.
Lorsque le décret prévu à l'alinéa du présent article est intervenu, dans les circonscriptions judiciaires précisées audit décret et pour toutes les procédures déférées à la juridiction militaire, il ne pourra être exercé aucune voie de recours contre les décisions des juridictions d'instruction, y compris l'arrêt de renvoi, à l'exception de l'opposition contre les ordonnances statuant sur une demande de mise en liberté provisoire devant la chambre des mises en accusation, qui statuera dans la quinzaine. Une nouvelle opposition ne pourra être élevée que contre une ordonnance rendue plus de deux mois après une précédente décision de rejet de la chambre des mises en accusation.
Les pourvois en cassation contre les décisions des juridictions d'instruction ne peuvent être formés qu'après jugement statuant au fond et, s'il y a lieu, en même temps que le pourvoi élevé contre celui-ci. Ils sont portés devant un tribunal militaire de cassation établi par décret en se conformant aux articles 126 à 132 du code de justice militaire et statuant dans les conditions de forme et de fond prévues aux articles 133 à 155 dudit code.
Aucune voie de recours, même en cassation, ne pourra également être exercée contre les décisions des juridictions d'instruction de droit commun statuant sur des faits prévus audit décret à l'exclusion de l'appel devant la chambre des mises en accusation.
NOTA : Voir article 181 du Code de procédure pénale.
Article 13
Les infractions aux dispositions des articles 5, 6, 8, 9 et 11 (2°) seront punies d'un emprisonnement de huit jours à deux mois et d'une amende de 5000 à 200000 F ou de l'une de ces deux peines seulement. L'exécution d'office, par l'autorité administrative, des mesures préscrites peut être assurée nonobstant l'existence de ces dispositions pénales.
Article 14
Les mesures prises en application de la présente loi cessent d'avoir effet en même temps que prend fin l'état d'urgence.
Toutefois, après la levée de l'état d'urgence les tribunaux militaires continuent de connaître des crimes et délits dont la poursuite leur avait été déférée.
TITRE II. Article 15
L'état d'urgence est déclaré sur le territoire de l'Algérie et pour une durée de six mois.
Un décret, pris en exécution de l'article 2, fixera les zones dans lesquelles cet état d'urgence recevra application.
Article 16
L'état d'urgence déclaré par l'article 15 emporte, pour sa durée, application de l'article 11 de la présente loi.
Par le Président de la République :
RENE COTY.
Le président du conseil des ministres, EDGAR FAURE.
Le ministre délégué à la présidence du conseil, GASTON PALEWSKI.
Le garde des sceaux, ministre de la justice, SCHUMAN.
Le ministre des affaires étrangères, ANTOINE PINAY.
Le ministre de l'intérieur, MAURICE BOURGE-MAUNOURY.
Le ministre de la défense nationale et des forces armées, PIERRE KOENIG.
Le ministre des finances et des affaires économiques, PIERRE PFLIMLIN.
Le ministre des travaux publics, des transports et du tourisme, EDOUARD CORNIGLION-MOLINIER.
Le ministre de l'industrie et du commerce, ANDRE MORICE.
Le ministre de l'agriculture, JEAN SOURBET.
Le ministre de la santé publique et de la population, BERNARD LAFAY.
Le ministre de la marine marchande, PAUL ANTIER.
Le ministre des postes, télégraphes et téléphones, EDOUARD BONNEFOUS.
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