Emeutes de banlieues en 2007

Violences en banlieue :
QUI SEME LA MISERE RECOLTE LA COLERE !

EMEUTES 2007 Jamais l'expression "QUI SEME LA MISERE RECOLTE LA COLERE" n'a eu autant de sens.

Une bavure et la réaction est immédiate. Comment dissocier ce type de réaction de la politique ultra-sécuritaire de Sarkozy qui ne fait que donner à ces troupes la consigne de faire du chiffre, quelque soit les moyens ? La violence des arrestations de sans-papiers est sans doute dans tous les esprits, jeunes, vieux banlieuzards ou cadres sup.

EMEUTES 2007
EMEUTES 2007

Extrait d'un article du journal Le Monde (28.11.07) sur les 2 nuits d'émeutes de novembre 2007 à Villiers-le-Bel

Ca sent le gaz lacrymogène, le plastique brûlé et la rage. Celle d'une centaine de garçons bien organisés, qui disent vouloir « buter » le moindre « Schtroumpf » - le moindre policier. Lundi 26 novembre, entre 19 h 30 et 22 h 45, cinq rues de la ZAC et du Puy, à Villiers-le-Bel, dans le Val-d'Oise, là où, la veille, deux jeunes garçons de 16 et 15 ans, Larami et Mouhsin, sont morts dans le choc de leur mini-moto contre une voiture de police, ont rejoué des scènes d'une extrême violence.

Restés invisibles tout l'après-midi, les policiers se sont postés en masse, en fin de journée, devant la gare du RER D, après l'incendie d'un camion poubelle. A peine les premiers lampadaires allumés, les jeunes attaquent avec des pavés, des feux d'artifice et des pétards « mammouth » - les plus gros. Dès qu'un policier est touché, les garçons fêtent ça, les bras levés au ciel. Même cri de victoire quand ils reculent. Ils se hissent sur les toits des voitures, ils se prennent en photo avec les téléphones portables. « Attraper un flic », un « keuf », un « porc » : pendant trois heures, une poignée de meneurs répètent ces mots d'ordre : « Restons groupés ! », « Solidaires, les gars ! ». Et les émeutiers, disciplinés, suivent les consignes. Les « petits » - certains n'ont même pas 10 ans - jouent les éclaireurs. Ils débusquent les policiers et jettent des cocktails Molotov ; les plus grands veillent à ce que la voie soit libre. Pour enflammer voitures et magasins, ils se ravitaillent aux réservoirs de trois voitures du « 95 », où sont remplis les jerricans puis les bouteilles de verre. Un gaillard en survêtement noir, talkie-walkie branché sur une fréquence de la police, guide l'équipe.

La troupe sait qu'il ne sert à rien d'attaquer la mairie : elle a fermé ses portes. Le conseil de crise des élus se tient ailleurs, dans un lieu tenu secret.

« Anelka ! ». Ils se donnent des surnoms de footballeurs, d'animaux (« chameau ») ou de héros de télé (« Frelon », alias Bruce Lee). Ils cachent aussi leurs visages. Echarpes haut sur le nez, capuches, et même, pour certains, tenues de CRS, avec matraque et bouclier. Un ami, caméra numérique montée sur pied, filme chaque pavé lancé, dans chaque voiture brûlée. Quand certains s'y croient et s'attardent trop devant l'objectif, les meneurs sermonnent : « Oh les gars, c'est pas du cinéma, c'est la guerre ! »

« Allez les frères ! », encourage-t-on sur le trottoir, où les anciens, médusés de tant de violence, sont descendus regarder le spectacle, tandis que d'autres tentent de sauver leur voiture. Certaines femmes jettent de l'eau du balcon de leur HLM pour soulager les yeux rougis de leurs « fils ». Quand la police charge, certains étages n'hésitent pas à la « caillasser ».

Au sol, toute arme est bonne à prendre : des multiprises, une épée, un fusil à pompe... Mais la plupart se battent avec des bâtons en bois ou des barres de fer chipées dans les chantiers. On s'approvisionne en bouteilles dans les silos de recyclage du verre. Panneaux d'affichage électoral ou de signalisation, poteaux, arbres servent d'arme ou de bouclier. Des coins entiers se retrouvent dans le noir, comme l'avenue du 8-mai-1945. Parfois, un coup de pied dans les lampadaires crée un court-circuit.

Tas de pierres et de poubelles bloquent certaines routes, comme des check-points de fortune. « La guerre, c'est ça mon pote. C'est faire tourner en rond l'ennemi », lance un meneur, s'improvisant général. Comme la veille, certains magasins, certaines concessions automobiles passent à travers les flammes : avant de mettre le feu, on discute. « Celui-là, il est à la famille », crie une jeune voix devant le pressing du 8-mai-1945. La bibliothèque Louis-Jouvet, le supermarché Aldi, le salon de coiffure, l'auto-école ont moins de chance : pillés et incendiés pour le dernier par un gamin âgé d'à peine 13 ans. « Faut brûler nos amendes », lâchent-ils en choeur. C'est chose faite à 22 h 30, lorsque « les impôts » prennent feu.

La jeunesse de Villiers est dehors depuis longtemps. L'après-midi, on a photocopié à la hâte les portraits des deux adolescents « morts pour rien » : le même cri de ralliement qu'après le drame de Clichy-sous-Bois, en octobre 2005, lorsque deux jeunes gens avaient trouvé la mort dans un transformateur électrique. Les collèges et les lycées se sont donnés le mot pour une « marche silencieuse » - si l'on peut dire : dans cette ville proche de Roissy, c'est rare qu'un long-courrier laisse la ville tranquille. Elèves et grands frères, bonnets ou capuches, sacs à dos sur lesquels ils ont fièrement écrit, au Tipp-Ex, le nom de leur cité, entre trois « killer » et deux « fuck the cops », une masse défile.

Frères, soeurs et copains expliquent : « Les policiers n'avaient pas à partir, on aurait laissé passer les secours ! » Un grand râle : « Vous allez voir qu'ils vont lancer le débat sur les mini-motos, pour faire diversion. Mais est-ce qu'on fait une histoire quand à Neuilly un cavalier ne porte pas de casque ? »

Dans la foule tendue et sans larmes, on compte aussi quelques profs, bouleversés, mais un seul élu, sans écharpe, - Rachid Adda, conseiller régional (MRC) d'Ile-de-France - et des responsables associatifs, atterrés par ce nouvel épisode de guerre entre jeunes et police. « Moi j'ai vécu Charonne, le 17 avril 1961. Mais la police, ça restait quand même «police secours», rumine ce fonctionnaire de mairie. Aujourd'hui, mes enfants je leur dis : «quand tu vois la police, tu t'enfuis». »
EMEUTES 2007

Mouvement social 2007 : Sarkozy provoque par la fermeté

"On ne cèdera pas et on ne reculera pas" dixit Sarko, nous non plus !

Nicolas Sarkozy n'a rien trouvé de mieux à dire pour sa première prise de parole sur le mouvement social de novembre 2007, "On ne cèdera pas et on ne reculera pas" ! Il est très intéressant de voir comment ce Président de la République-là entend répondre et dialoguer avec les Français.

Le rève d'une révolution Tatcherienne à la française aveugle le petit Nicolas qui se croit maître du destin de 60 millions d'individus parce qu'il a su causer dans la petite lucarne.

Que le mouvement lui fasse mordre la poussière et plus encore !

ENSEMBLE, RESISTONS !

Grèves 2007 : la riposte anti-sarko !

Mouvement social et mouvement anti-sarkozy

VIVE LA GREVE - NOVEMBRE 2007 Le mouvement social de novembre 2007 est finalement la seule riposte face à la politique de Nicolas Sarkozy depuis son élection en mai.

Le rouleau compresseur sarko-mediatique a beau nous présenter les grèves comme des manifestations d'égoïsme exacerbé, ces grèves reflètent surtout une mouvement de défense des services publics, autant pour les transports que pour les universités.

Il est en effet assez clair que la soit-disante modernisation de la France qui orchestre les réformes sarkozystes n'a que pour unique objectif de faire faire au pays une révolution néo-libérale comme l'ont déjà connu les Etats-Unis et l'Angleterre. Mais la France n'est pas l'Angleterre ou les Etats-Unis. Une très forte majorité de Français, qu'ils se soient faits bernés ou non en mai 2007, reste très attachée au "modèle français".

La solidarité avec les grévistes et l'amplification du mouvement sont aujourd'hui les seuls moyens de réfuter la loi du marché sous laquelle Sarkozy et ses sbires de mauvais alois espèrent faire plonger le pays.

VIVE LA GREVE ! ENSEMBLE RESISTONS

LA RIPOSTE ANTI-SARKO S'ORGANISE

LA RIPOSTE ANTI-SARKO S'ORGANISE

  • Grève des étudiants
  • Grève des transports
  • Grève des marins-pêcheurs
  • Grève de la fonction publique
  • Grève des routiers, peut-être
Après le coup de massue de l'élection présidentielle pour une grande partie de la gauche, il semble enfin que la riposte s'organise.

Reste à espérer que le mouvement social qui a débuté avec la grève du 18 octobre dépasse largement la question des régimes spéciaux pour donner naissance à un mouvement plus large d'opposition à la révolution néo-libérale de Nicolas Sarkozy.

Le mouvement de grèves annoncées à partir de 13 novembre devrait dépasser les cheminots. Fonction publique et étudiants ont déjà fait part de leur mise en mouvement.

Encore une fois, seuls les partis restent encore frileux et n'ont pas annoncé leur adhésion au mouvement. La gauche va-t-elle laisser passer cette chance d'organiser un véritable front anti-sarko qui seul pourrait mettre un frein à la révolution néo-libérale dans laquelle la France semble se diriger actuellement ?

La politique ultra-répressive de Brice Hortefeux (Voir l'affaire du marquage humain à Dunkerque et la réponse du préfet)et l'indignation que les tests ADN ont provoqué pourrait venir élargir et renforcer un mouvement social qui débute sur des revendications salariales.

ENSEMBLE, RESISTONS